Partager l'article ! Meurtre Rêvé: Bonjour à tous ! J'espère que ce weekend vous trouvera tous en bonne santé, et d'excellente humeur, ...
Bonjour à tous !
J'espère que ce weekend vous trouvera tous en bonne santé, et d'excellente humeur, car après tout, il n'y a guère que ça qui compte ;-)
Aujourd'hui, je vais seulement vous proposer un court texte qui, parmi ceux destiné à laisser ressortir mes sentiments de ces derniers temps, est peut-être le plus sain d'esprit. Ne vous
effarez pas, j'ai tendance à extrèmement grossir mon trait par rapport à ce que je ressents réellement.
Tout doute quant à ma santé mental est permis, je vous l'accorde, et je vous enjoins à me contacter rapidement au cas où vous penseriez mon cas désespéré :D
Vous y retrouverez Sam Keller, le personnage de ma nouvelle "Ordo Praescentiam", aux prises avec ses démons intérieurs. Ce texte se veut sans prétention aucune, il n'a pas
été écrit dans le but d'être une référence du genre, non, seulement pour exhorter ma plume à faire ressortir quelquechose. Le style ne sera donc pas d'un très haut niveau, mais j'espère toutefois
qu'il saura recèler quelque poésie (qui a dit "macabre" au fond ? ><)
Place aux lettres...
Les meurtriers aiment aussi...
La porte craque et se fend. Les coeurs s'arrêtent de battre un instant.
L'intrus pénètre, menace du regard et du métal qui tremble au bout de son bras. Les mots fusent, terribles, acérés. L'amant s'interpose, vaillant, sûr de son bon droit... mais que peut la chair
contre quelque grammes d'acierl en fusion propulsé si vite que l'oeil ne peut suivre ?
La surprise dans le regard
s'éteint rapidement, soufflé comme une bougie par le souffle froid de la mort. Une fleur rouge a éclot sur la poitrine de l'amant, un dernier présent, un ultime aveu. Le silence étend son ombre
protectrice, séparant l'aimée et le trahi. Elle s'écroule, balayée, mais qu'est la peine de cette femme au regard de celle de l'homme qu'elle a détruit... et qui vit
encore.
Les meurtriers souffrent aussi...
Aucune de ses larmes ne peuvent ramener la vie.
Aucun de ses cris ne peut briser le silence. Elle hurle, hurle sans fin. Lui n'entend rien. Il ne fait que la voir, elle, sans fin, sans âme. Ils étaient trois, avant, avant ces siècles
éphémères, avant que l'amour ne se fane et n'éclose la fleur de sang. Il l'aimait. Elle a menti. Il l'a quitté. L'amant a profité. Mais lui, a-t-il pour autant cessé de l'aimer
?
Que peuvent les mots contre la puissance d'un geste ? Il est partagé. Il ne dit rien, finalement. Elle souffre,
mais en a-t-il assez ? Son acte ne l'a pas rassasié, mais du fond de ses pensées s'élève la conscience. Est-il libéré ? Il réalise. Il l'a privé de ce qu'elle lui a retiré. Ses genoux heurtent
douloureusement le sol. Ils s'effondrent, brisés.
Les meurtriers pleurent aussi...
Sam ouvrit les yeux et se dressa brutalement, manquant chuter du canapé. Sa peau se couvrait de sueur glacée. La pièce exhalait
une odeur d'alcool et de tabac froid. La télévision crachait encore à voix basse sa réclame incessante.
Il se prit la tête à deux
mains.
En serait-je capable ?
Les meurtriers rêvent aussi... parfois.
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