Bonsoir à tous ! Et pardonnez-moi, car j'ai menti.
Oh, pas d'inquiétude, c'est un bon mensonge. j'avais promis que vous auriez le quatrième chapitre pour la fin de juin... et nous sommes seulement le 1er alors que je le poste ;-)
Le voici donc : Chapitre4
Ce chapitre vous envoie aux côté de Valhérion, un personnage que certains se souviendront avoir découvert dans le prélude. Le lieutenant du Vieux Loup est en proie à d'étranges maux, alors
même que les mercenaires viennent seulement de traverser le Portail de Ghiz...
Comme d'habitude, voici les premiers mots :
"
"La guerre n'est pas une fatalité que l'on peut accepter ou refuser. La guerre est une vérité qui ne peut être qu'embrassée, appréciée, et
élevée au rang d'art. Celui qui maîtrise l'art de la guerre se donne l'avantage inaltérable sur son ennemi.
Un bon général se doit de faire preuve d'inventivité, de courage, de pragmatisme, de rigueur mais surtout, et c'est là sa qualité principale, de fourberie. L'art de la guerre est l'art du
mensonge, l'art de tromper l'ennemi pour réduire sa force à néant. L'emploi parfait d'une stratégie basée sur le mensonge à l'ennemi ouvrira la porte vers la véritable finalité de la guerre :
vaincre sans combat.
A la guerre, il n'y a aucune place pour l'incertitude. Ne laissez jamais de place à la moindre faiblesse. Le faible part à la bataille et rêve de victoire. Le fort a vaincu avant même la
bataille..."
Valhérion referma l'ouvrage avec précaution. Déjà les idéogrammes dansaient sous ses yeux, pulsaient au rythme de la douleur qui éreintait son crâne. Il n'avait pas pu dépasser le troisième
paragraphe. Bien que ce fut un progrès au regard de ses pitoyables tentatives des deux jours précédents, c'était une bien maigre consolation. Cela devait bien faire quatre journées qu'il était
enfermé dans cette pièce, quatre jours à tenter de repousser les vagues de souffrance qui traversaient sa caboche.
Il ne se souvenait pas de tout ce qui avait précédé cet état. Il avait été le dernier à traverser la porte ouverte par le Prisme de Ghiz...
Le dernier homme sur terre pendant un bref instant, s'amusait-il à penser.
Seul dans cette cave, sous le coeur de sa civilisation déchue, il avait pu éprouver un nouveau silence, une
sensation qu'il ne connaîtrait sans doute qu'une fois. Ce fut comme si, hors du temps, il avait senti son monde bloquer sa respiration et braquer son regard sur le dernier de ses fils, un fils
qui, comme tous ses frères, allait quitter sa matrice.
Puis il avait traversé, happé par l'énergie magique. Ce fut comme plonger du haut d'une cascade. Son coeur s'arrêta un moment qui avait paru une éternité, pour repartir de plus belle alors que
son corps se voyait balayé par un vent gelé.
Une seconde, il s'était senti neuf, issu d'une seconde naissance due à la magie.
Et la douleur l'avait balayé. Troublé, son regard ne lui avait offert qu'un kaléidoscope de gris et de noirs avant qu'il ne sombre tout à fait. Depuis, ses rêves le fuyaient.
L'éveil l'avait trouvé allongé à même le sol, tremblant de tous ses muscles. Il lui avait fallu de longues minutes pour retrouver un semblant de vision, s'adapter à la lumière faible et commencer
enfin à assimiler les contours de son environnement. Il ne gisait pas seul, dans son malheur, mais la forme gémissante qui remuait de l'autre côté de la pièce restait sans nom.
Et ce froid..."
Une dernière chose, je tiens à remercier quelques personnes, pour leur soutien ces derniers jours... Julien et Diane, plus que des amis, puisque
nous sommes du même sang, et sans qui ce sourire ne flotterait pas sur mes lèvres en ce moment. Cind', Véro, Elodie, qui même si elles ne liront pas ces lignes, et n'ont sans doute pas
l'impression d'avoir fait grand chose pour moi, ne m'ont jamais fermé leur porte.
Et c'est idiot et étrange, mais je remercierais aussi une certaine nymphe, qui d'un petit geste anodin, m'a permis de regarder ailleurs quand j'aurais pu replonger dans les ténèbres.
A vous tous, merci, et bonne lecture ;-)
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