Articles

Vendredi 6 juin 2008

 Bonjour à tous !

 Une fois n'est pas coutume, vous n'aurez aucune information sur le chapitre en cours d'écriture... Mince, si, vous savez qu'il est en corus d'écriture, c'est déjà bon signe (ou pas...).

 Non, ce matin, je me faisais une étrange réflexion en lisant des commentaires sur un forum. Beaucoup de lecteurs s'étonnent que des auteurs privilégient un langage cru, parfois vulgaire, pour leurs personnages. Pas moi.
 Au sein du texte et des descriptions, bien entendu, j'apprécie que le langage soit clair, débarassé d'une vulgarité trop manifeste (même si quelques expression bien trouvées et placées font souvent plus d'effet qu'une expression commune... "Cul par dessus tête" en est l'exemple le plus prompt à me venir à l'esprit..bref).

 Alors, je me dis, prenons un de mes personnages moyens... Allez, tiens, Bharad, approche mon garçon. Merci, tu es gentil. Donc... Bharad est éclaireur dans la Meute. La Meute est une compagnie de mercenaires, de soldats qui se battent pour l'argent. Bharad lui-même est issu de tribus frontalières au Saint Empire, des tribus qui ont certes une culture, mais qui au regard de la Lumière, sont des êtres rustres, souvent qualifiés de barbare... ça n'en fait pas de Bharad un monstre pour autant, mais ce n'est pas le sujet.

 La question est donc celle-ci : comment peut-on s'attendre à ce qu'un tel homme s'exprime dans la vie de tous les jours ?

 La réponse est simple, ne vous attendez à voir sortir de sa bouche des "Fi donc" (je caricature volontairement) et d'autres expression élaborée issue des romans d'Alexandre Dumas. La fantasy s'appuie sur une base médiévale, d'après certaines études (je ne fais qu'énoncer un fait hein...). Je doute que peu d'entre nous soient capable de parler le vieux françois, encore moins les dialectes paysans de l'époque... mais ej sais une chose. Le raffinement de l'époque est bien loin des fastes de notre chère Versailles et de sa demesure dans tous les domaines, y compris celui du langage.

 J'imagine donc, et j'adopte cette idée (pour moi-même hein...), que les personnages publics se devaient avant tout d'avoir un langage compréhensible par tous, un langage commun donc.
 Quant aux personnages placés plus "bas" dans la société, qu'ils soient hommes d'armes, paysans, palefreniers... nul doute que leur langage se révélait plus imagé, cru et empli d'expressions propre à leur corps de métiers, leurs dévotions à une quelconque divinité ou leurs activités favorites auprès des femmes de bonne volonté des villes de rencontre...

 C'est un équilibre, en vérité, entre la compréhension du lecteur, et la rationnalité du personnage qu'il faut trouver. Et c'est pourquoi je trouve dommage que certains lecteurs dédaignent une oeuvre qui fait le choix d'avoir des personnages en accord avec leur nature.

 Il en va de même pour les insultes et les jurons. Beaucoup s'indignent de leur présence dans l'expression orale des personnages de fantasy. Pourquoi ? Ne lâchez-vous pas quelques noms d'oiseau bien sentis lorsque vous conduisez votre voiture, ou que votre petit orteil heurte malencontreusement le pied agressif et hostile d'un fauteuil ?

 Il en faut pour tous les goûts, avouons-le, mais jamais je ne me laisserais aller à offrir un langage inapproprié à mes personnages. J'espère qu'un jour, les "puristes" de la fantasy, élevés au petit lait de Tolkien (Je n'ai rien contre lui, hein, pitié.. me frappez pas..) et de ses personnages aseptysé, comprendont cette idée... ou au moins, l'accepteront.

 Knapp.


 Ps : L'on peut remarquer une sorte de tournant pris par certains auteurs de fantasy ces derniers temps. Au regard des langages usités par Martin, Cook ou Lynch pour leurs personnages et du succès de leurs ouvrages, on peut légitimement penser que cette tendance va se confirmer, et supplanter la niaiserie prononcée que l'on peut observer chez Donaldson ou Goodkind... enfin, j'espère...
 
Par Knapp
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 29 mai 2008

 Parfois, l'on se rend compte à quel point on a été aveugle, sourd... et muet.

 Certains d'entre vous l'auront peut-être deviné, votre serviteur (moi ><) rencontre quelque ... soucis ... dans sa vie personnelle.
 J'avoue que j'ai bien failli laisser tomber toute cette marotte d'écriture, de mondes imaginaires, qui me porte depuis tant d'années, pour la simple et bonne raison que cette passion s'ancre dans mes souvenirs, des souvenirs que j'essaie de laisser derrière moi.

 Mais j'aurais tord de faire ça, et alors que je me pensais véritablement seul, quelques personnes ont su trouver les mots. Oh, l'une d'entre elle n'a aucune connaissance de ma passion, et l'autre a toujours les textes en avant première, ils ne verront donc jamais ce que j'écris ici, mais j'aimerais, un jour, qu'ils sachent que leur simple présence, leurs paroles, leur soutien auquel je ne croyais pas, est l'unique chose dont j'avais besoin pour que ma vie reprenne son cours. Je leur en serais éternellement reconnaissant.

 Je sais que la route est encore longue, que de nombreuses nuits viendront me hanter de cauchemares, d'images, encore et encore, mais je sais qu'ils seront là, quand j'aurais besoin d'eux.
 Ce matin, je souriais en allant travailler. Cela ne m'était plus arrivé depuis plus d'un mois.


 Le chapitre 4 verra bien le jour. D'autres le suivront sans aucun doute. Et si jamais, un jour lointain, je parvenais à finir mon ouvrage, je leur dédierais ce livre, car sans eux, j'aurais sombré.
Par Knapp
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 8 février 2008

 Et non, toujours pas de nouveaux textes à vous présenter. Mes travaux sur ma dernière nouvelle sont ralentis, mais avec les vacances approchant, devraient prochainement prendre fin.

 De mon côté, je souhaitais vous faire part de certains points qui me tiennent à coeur.

 J'entend souvent, à tort ou à raison, des critiques litteraires en herbe qualifiant certaines oeuvres comme "manquant d'imagination" ou "honteusement pompée sur untel ou unautre".
En tant qu'auteur, je suis confronté à deux vérités que tous ceux qui se sont un jour penché sur une page blanche ont du ressentir.

 Tout d'abord, l'imagination a des limites. Ce que nous écrivons n'est jamais totalement "nouveau". Amour, haine, jalousie, guerre... Ce sont des lieux communs à toutes les histoires. On entend souvent dire que "C'est du Tolkien"... Bah, notre cher ami anglais n'a lui non plus rien inventé, ne transposant que l'histoire de notre cher humanité sous une couche de légende scandinave mâtinée de celtique.
Il y a eu des centaines de générations de conteurs, de poètes, d'écrivains avant nous. Il y a des milliers de légendes, et l'idée que nous croyons unique, a sans aucun doute déjà été évoquée par quelque autre auteur de l'ombre par le passé. Cela pose un sérieux problème. N'y aurait-il donc plus de nouvelles choses à inventer ? Je pense que si, mais dans une société extrèmement codifiée rationnelle, comme la nôtre, c'est de plus en plus difficile. Et les gens sont de plus en plus critiques vis-à-vis de ce qu'on leur propose, ou enfermés dans leur carcan idéaliste.

 Bref, ma propre solution est d'admettre que je n'inventerais véritablement rien, que je m'inspire seulement, tout en apportant ma touche personelle, unique, car il n'y a pas deux façons parfaitement semblables de voir le monde, ou les mondes que l'on imagine.
 
 Il est un autre fait que beaucoup de gens ont tendance à oublier lorsqu'ils vous reprochent de "pomper". Nous autres, humains, sommes avant tout des primates. Et notre évolution est la résultante à la fois d'imagination, mais aussi de mimétisme.

 Nous nous inspirons toujours de quelque chose, même seulement en partie.

 N'importe quel auteur vous dira qu'il apprécie le style ou les idées de tels autres, et cela s'en ressentira dans ses écrits.

 C'est mon cas, et j'admet avec enthousiasme admirer plus que de raison le regretté David Gemmel pour la psychologie de ses personnages ou son don pour l'action, Georges Martin pour la finesse et la profondeur de ses intrigues, ou encore Glen Cook pour les ténèbres dont il a su peindre son monde.

 N'importe lequel de mes lecteurs qui lirait aussi ces biens plus grands auteurs que moi pourrait déceler des touches empruntées, ou inspirées par ces maîtres. Une compagnie de mercenaire, thème récurrent de Glen Cook, ou même de Gemmel. La couleur noire, privilégiée, thème de la arde de la nuit de Martin. Les arbalètes, arme de prédilection du Waylander de Gemmel, ou encore la prépondérance de vétérans parmis mes premiers personnages, encore une fois Gemmel.

 Pompage ou Inspiration ?

 Je vous laisse y répondre de vous-même. Pour ma part, je préfère employer un autre terme, à l'image de ce que je souhaite réellement présenter : hommage.

 Car à mes yeux, c'est bien montrer à quel point cette voie que j'ai prise fut l'opération de leur talent sur mon univers, que de mâtiner mes écrits de ces touches rappelant ces grands hommes.


 Knapp.
Par Knapp
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 2 février 2008

 En effet, après réflexion, et bien  qu'à mes yeux cela ressemble plus à hommage qu'à du "pompage", j'ai préféré abandonner le terme de "Garde Noire" pour nommer la compagnie du Vieux Loup.

 L'appelation sonnait un peu trop proche de "Compagnie Noire", propriété de Glen Cook.

 J'essaierais de revenir très prochainement sur les différents clins d'oeil et les inspirations que m'ont fourni certains auteurs anglo-saxons très connus, et sur le fait que je n'estime pas (et espère ne pas) faire du "pompage" ^^
Par Knapp
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 28 janvier 2008
 Bonsoir à tous !

 Il va vous falloir attendre quelques temps pour découvrir de nouveaux textes. En effet, à moins que je ne déterre quelque perle oubliée (Faut pas rêver), mon carnet de bal est plutôt rempli.

 Je travaille actuellement sur un nouvelle pour l'AT n° 4 des Chemins de l'Aube, sur le thème de l'Exil. Une fois celle-ci terminée, je m'attelerais à écrire le chapître 1 des Parchemins.

 Qui sait, entre temps, je trouverais bien le moyen de trouver un truc à publier ;-)

 A très bientôt, et n'oubliez pas, mangez des Knappy !!
Par Knapp
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

  • : Les Parchemins Kaorans - By Knapp
  • knapp
  • : écriture roman nouvelles fantastique fantasy Littérature
  • : Les Parchemins Kaorans se présentent sous la forme de chapîtres s'imbriquant. Le tout a pour but de créer un vaste ensemble, une trame suivie dans un univers sombre et incertain. L'histoire suit la destinée d'un groupe de mercenaires vétérans, d'une fuite qui les mènera vers la gloire, la rédemption, ou la déchéance. Vous pourrez aussi trouver d'autres nouvelles et articles écrits par l'auteur, et bien entendu, les critiquer à votre guise : )
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Catégories

Recommander

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus